Contre l’implication de la Suisse dans le commerce de la guerre : stopper les exportations d’armes et interdire les investissements dans la guerre!

Une cartouche ne génère que quelques centimes de profit. Elle met cependant fin à la vie d’un être humain en une déflagration. Armes et munitions sont produites pour tuer des personnes. Du matériel de guerre est livré par la Suisse dans le monde entier – la Suisse appartient d’ailleurs aux dix plus gros pays exportateurs d’armes par habitant-e.

Kriegsmaterial

Depuis l’assouplissement de l’Ordonnance sur le matériel de guerre en 2014, des exportations peuvent être effectuées vers les états qui violent systématiquement et sévèrement les droits humains. La poudrière du Moyen-Orient est l’une des plus grandes acheteuses de matériel de guerre suisse. De part les exportations, la Suisse alimente les conflits militaires à travers le monde – et assure ainsi l’instabilité et l’insécurité globale, poussant un grand nombre de personnes à fuir leur pays. L’illusion d’exportations d’armes non problématiques est fausse et hypocrite. De nombreux/euses civil‑e‑s sont victimes de la «guerre contre le terrorisme». Les démocraties occidentales elles-mêmes ne reculent pas devant des guerres illégales et les violations des droits humains. Qu’importe dans quelles mains elles se trouvent, les armes sont faites pour tuer des êtres humains.

La Suisse n’alimente pas les guerres et les conflits dans le monde uniquement à travers les livraisons d’armes. Les banques et les caisses de pension suisses, la Banque nationale suisse, UBS, le Crédit Suisse et les banques cantonales avant tout, jouent un rôle significatif pour les entreprises d’armement. Elles sont impliquées dans le financement des entreprises d’armement à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars. Souvent même en tant qu’actionnaires de producteurs d’armes. La Banque nationale suisse investit ainsi dans 30 des 100 plus grandes industries d’armement. UBS, depuis 2011, a investi plus de trois milliards de dollars américains dans des entreprises qui produisent des armes atomiques et des sous-munitions. Une grande partie des banques suisses sont impliquées dans le financement d’armes interdites par le droit international, comme les sous-munitions et les armes atomiques, malgré que cela soit interdit depuis février 2013. Les codes éthiques des banques ne servent, le plus souvent, qu’à soigner leur image et n’empêchent en rien les investissements dans la production d’armes de destruction massive. La Suisse est fortement impliquée dans le commerce des armes, nos banques sont souvent dans le peloton de tête lors d’émissions d’actions ; cela canalise des milliards.

Vous trouverez plus d’informations sur les exportations de matériel de guerre suisses et les investissements des banques et caisses de pension suisses dans les entreprises d’armement sous : www.materieldeguerre.ch.

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