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Marche de Pâques 2021: Yes, we care!

La prochaine Marche de Pâques se passera à nouveau en ligne. À partir du 20 mars, nous publierons des discours passionnants sur nos médias sociaux qui traitent des politiques féministes de paix.

YES, WE CARE!

La Marche de Pâques 2021 est pour nous l’occasion de demander de porter plus d’attention au travail de soin dans tous les domaines de la vie. Prendre soins les uns des autres, est un facteur de paix et permet de surmonter les crises.

En cette période de crise du coronavirus, ce sont principalement les femmes qui s’occupent des personnes nécessitant des soins et qui maintiennent la cohésion sociale. Elles supportent la plus grande part de ce fardeau, comme c’est si souvent le cas en période de guerre, de conflit et de crise. Et pourtant, ce sont souvent ceux qui agitent les armes au front, les déci- deurs au sein des gouvernements ou les champions de la compétition économique qui monopolisent l’attention publique. La crise du coronavirus met une nouvelle fois clairement en lumière cette pondération inégale dans la reconnaissance sociale, mais nous donne en même temps l’opportunité d’en tirer leçon. Les femmes sont les actrices invisibles des processus de paix et apportent une contribution essentielle à la résolution des crises et des conflits. Si chaque être humain pouvait porter plus d’attention à autrui, le monde deviendrait beaucoup plus pacifique. C’est pourquoi nous disons: Yes, we care!

Et nous demandons que:

  • le travail de soin et domestique bénéficie d’une reconnaissance économique et sociale au travers de meilleures conditions de travail, de salaires équitables et de possibilités de participation;
  • l’ensemble de la vie économique soit apprécié à l’aune des avantages apportés à la société et à son caractère favorable aux activités de soin;
  • le plan d’action national «Les femmes, la paix et la sécurité» (PAN 1325) soit mis en œuvre rapidement au plan politique notamment en impliquant les femmes dans les processus de paix;
  • dans ses engagements internationaux économiques, politiques et culturels, la Suisse donne la priorité à la protections des droits humains et environnementaux ainsi qu’à la promotion de l’égalité des sexes.

«Les femmes et les filles» subissent des discriminations multiples par rapport à leur identité de genre, orientation sexuelle, religion, racialisation, classe et origine.

Yes, WE care!

Chaque jour, nous publions une déclaration de différents activistes de la paix du monde entier.

Karmen Ramírez Boscán: Militante des droits humains

Une interview de la militante des droits humains, Karmen Ramírez Boscán, sera publiée à l’issue de la Marche de Pâques virtuelle. Elle représente les droits des populations indigènes et a été consultante notamment au Canada (WHRI) et à Genève (ONU). En 2005, Karmen Ramírez a fondé en Colombie l’organisation Fuerza de Mujeres Wayuu. En 2015, elle a lancé avec succès le canal Wayuunaiki para el Mundo pour la mise en valeur de la langue indigène des Wayuu. Elle est encore cofondatrice de Lucify et du collectif Las Nadie.

Marche de Pâques 2020

La prochaine marche de Pâques aura lieu le lundi 13 avril 2020. Derrière la devise « Service civil : un pas en avant, plutôt que deux en arrière ! » nous nous rassemblerons cette année en soutien d’un service civil de remplacement fort !

Dans les années nonante, la Suisse se dotait enfin d’un service civil comme alternative à l’engagement militaire. Auparavant des milliers de jeunes objecteurs de conscience avaient été jeté innocemment derrière les barreaux. La Suisse figurait alors parmi les derniers pays d’Europe à mettre un terme à ces absurdes pratiques punitives. Cet engagement civil a rencontré un succès toujours plus grand auprès des jeunes. Depuis lors, une tendance rétrograde entend limiter cet engouement en sanctionnant le service civil par des mesures toujours plus restrictives. Ainsi les avancées d’hier sont aujourd’hui en danger. Pourtant, aussi longtemps que l’obligation de servir existera, une réelle alternative civile est absolument nécessaire. Pour une société plus sûre, plus pacifique et plus équitable mobilisons-nous pour défendre :

• Le renforcement du service civil plutôt que son affaiblissement.
• Le droit à choisir un engagement pacifiste en lieu et place de la conscription.
• La valorisation des compétences constructives de la jeunesse plutôt que d’un potentiel de destruction.
• Le maintien de plus d’un million de jours d’engagement dans les domaines de la santé et du social
• Un engagement en faveur du climat plutôt que des actions militaires nuisibles à l’environnement.

On ne touche pas au service civil !

La Marche de Pâques est annulée – nos revendications en faveur de la paix restent d’actualité

Nous regrettons que la traditionnelle Marche de Pâques ne puisse avoir lieu cette année. Dans le même temps, la crise que nous traversons représente sans aucun doute une opportunité de repenser nos modes de vie et notre société :

  • Pour un soutien accru dans le domaine des soins grâce au service civil : la situation que nous vivons démontre que le réel danger n’est pas une agression militaire, mais une crise sanitaire.
  • Pour plus de solidarité : cette crise démontre l’importance de la solidarité ici, comme au-delà des frontières. Soyons solidaires envers nos voisins et voisines, ainsi que les femmes et les hommes de Syrie, de Gaza et d’ailleurs.
  • Pour plus d’égalité : cette crise nous ouvre les yeux sur l’importance du travail du care. Elle nous donne l’opportunité d’en repenser la répartition et de revendiquer une société sans violence.
  • Pour une meilleure protection de notre environnement et de nos ressources naturelles : cette crise est l’occasion de se questionner sur notre manière de consommer et de s’engager pour un accès équitable et durable aux ressources pour tou-te-s – un prérequis pour la paix.

2020 s’écoulera sans Marche de Pâques.

Lors de la prochaine Marche de Pâques en 2021, le monde aura profondément changé.

Saisissons maintenant une opportunité inédite de le rendre plus pacifiste. Soyons et restons solidaires !

Marche de Pâques 2019

La prochaine marche de Pâques aura lieu le lundi 22 avril 2019. Par la devise « Exportons la paix plutôt la guerre ! », nous protesterons contre l’exportation de matériel de guerre.

La Suisse, au pro rata de ses habitants, est la quatrième puissance exportatrice d’armes sur la planète. Une fois vendues, ces armes échappent à notre contrôle et ce matériel de guerre – produit notamment par l’entreprise RUAG aux mains de la Confédération – peut alors être employé à des fins d’intimidation, de répression, de violences ouvertes ou encore de faits de guerre. Or, dans le même temps, la Suisse soigne au niveau international sa réputation humanitaire et sa neutralité. Vecteur de paix et de guerre à la fois, la Suisse adopte une position hypocrite.

Arrêtons dès maintenant :

  • la double morale de la Suisse en matière de politique étrangère et économique
  • l’exportation d’armes, de munitions et autre matériel de guerre

Exportons plutôt :

  • des biens propices au bien-être
  • notre expertise en matière de promotion de la paix, telles que la médiation diplomatique, la coopération au développement et l’aide humanitaire

Ne rendons pas le monde moins sûr ! La Suisse à mieux à exporter que des armes!

Une jeunesse nombreuse lors de la Marche de Pâques 2019

Plus de 1000 personnes ont répondu à l’appel et participé par un temps radieux à la traditionnelle Marche de Pâques de Berne dont le slogan était : « Exportons la paix plutôt que la guerre ! ». De nombreuses familles et un jeune public ont pris part au cortège ralliant le parc d’Eichholz à la Place de la Collégiale.

Avec le slogan « Exportons la paix plutôt que la guerre ! », la Marche de Pâques de cette année attire l’attention sur le fait que la Suisse est au pro rata de sa population, la quatrième puissance exportatrice d’armes dans le monde. Dans ce contexte, la Marche de Pâques exige de la Suisse de mettre un terme à sa double morale en matière de politique internationale et économique, et de stopper l’exportation d’armes, de munitions et tout autre matériel de guerre. En lieu et place de cela, la Suisse doit exporter davantage de biens propices au bien-être, ainsi que ses services en matière de promotion de la paix. Le thème de la Marche de Pâques faisait écho à l’initiative correctrice de la Coalition contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile, dont la phase de récolte de signatures touche à sa fin actuellement.

Sur la place de la collégiale, Magdalena Küng, secrétaire du GSsA, pointait du doigt dans son discours l’industrie de l’armement, ainsi que le Conseil fédéral qui voulait autoriser les exportations d’armes même dans les pays en guerre civile. « Le Conseil fédéral s’est finalement rétracté et a suspendu l’assouplissement prévu » a-t-elle lancé, avant de renchérir : « Cela montre qu’une résistance déterminée peut porter ses fruits, aujourd’hui comme dans le futur ». Le second discours a été tenu par Andrea Nagel et Johan Jaquet de l’organisation Peace Brigades International. Johan Jaquet a rapporté au sujet de son expérience dans les bidonvilles de Nairobi et de cet engagement avec PBI en faveur d’un monde plus pacifiste.

Parmi les organisateurs de cette édition de la Marche de Pâques figurent, à l’instar des années précédentes, le GSsA, les Eglises et de nombreuses organisations pacifistes. Plus de 1500 personnes ont répondu à l’appel et défilé paisiblement du parc de Eichholz à la Place de la Collégiale.

La Manifestation s’est achevée comme chaque année en musique. Pour cette édition, c’est le groupe de pop latino « Lacolla y Capitanes del espacio » qui a apporté une note festive à la manifestation. En outre, les participant-e-s se sont régalé-e-s des spécialités jurassiennes préparées par le Marché des Paysannes.