Ostermarsch

6. April 2026

Autor: Organisation Ostermarsch

  • Der Ostermarsch 2026 in Bildern

  • Rede von Virginia Köpfli

    Rede von Virginia Köpfli

    Wir leben in einer Zeit, in der Frieden als Utopie gilt. In der Aufrüstung als Vernunft verkauft wird und Gewalt als Naturgesetz. Und wir sind trotzdem an den Ostermarsch gekommen. Das ist Widerstand. Das ist Hoffnung. 

    Ich möchte mit einer Frage beginnen, die mich seit Monaten nicht loslässt: 

    Wie viele Kriege passen in eine Nachrichtensendung? 

    Mehr als früher. Viel mehr. Die Ukraine. Gaza. Sudan. Jemen. Myanmar. Kongo. Wir scrollen durch Meldungen über Bombenangriffe, über Massaker, über Hungersnöte – und dann kommt eine Werbeunterbrechung. Und das Erschreckendste ist nicht die Gewalt selbst. Das Erschreckendste ist, wie schnell wir uns daran gewöhnt haben. 

    Die Bilder von Müttern, die ihre Kinder beerdigen. Von Städten, die zu Schutt werden. Von Flüchtenden, die an Grenzen zurückgewiesen werden. All das ist längst Kulisse geworden. Hintergrundgeräusch. 

    Ich weigere mich, das zu akzeptieren. 

    Und gleichzeitig erleben wir in der Schweiz, in Europa, weltweit: Die Antwort auf diese Gewalt ist nicht mehr Frieden. Die Antwort ist: mehr Rüstung. Mehr Milliarden für Militär. Mehr Sicherheitspolitik. 

    Doch wessen Sicherheit? 

    Die Militärausgaben steigen. Und gleichzeitig werden die Mittel für Entwicklungszusammenarbeit gestrichen. Für die Opferhilfe. Für die Friedensförderung. In der Schweiz wurden Millionen aus der internationalen Zusammenarbeit abgezogen – aus der Arbeit also, die langfristig Konflikte verhindert. Aber Panzer – die kriegen ihr Budget. 

    Studien zeigen, dass fast jede Frau in der Schweizer Armee sexualisierte Gewalt erlebt hat. Und trotzdem soll Sicherheit durch mehr Militär entstehen? 

    In der Politik ist Sicherheit ein Herrschaftsinstrument. Ein Mittel, um Gewalt zu begründen. Die Sicherheit der einen ist die Legitimation von Gewalt gegen die anderen. Wir befinden uns in einer Zeit, in der Sicherheitspolitik keine Sicherheit schafft – sondern mehr Gewalt. 

    Gertrud Kurz, die Gründerin von Frieda – damals noch Christlicher Friedensdienst – hat genau diese Frage schon vor Jahrzehnten gestellt. In einem ihrer Texte schrieb sie: 

    «Andere meinen, die Frage von Krieg und Frieden sei nicht Sache von uns einfachen Laien, sondern sie werde von den Mächtigen dieser Erde bestimmt. Ihnen seien wir ausgeliefert. Muss man sich nicht gerade gegen diese Meinung wehren? Haben wir nicht in Lauheit zuwenig getan und in Fatalismus die Dinge an uns herankommen lassen? Geben wir beides auf!» 

    Geben wir beides auf. Die Lauheit. Und den Fatalismus. 

    Das sagt uns eine Frau, die in einer Zeit lebte, in der die Welt täglich mit dem Atomkrieg rechnete. Und sie ist trotzdem aufgestanden. Hat Friedensarbeit geleistet. Hat Menschen zusammengebracht. Hat geglaubt – nicht naiv, sondern beharrlich –, dass etwas anderes möglich ist. 

    Wir stehen heute in ihrer Tradition und wir sind viele! Wir sind heute hier, am Ostermarsch, weil wir diese Hoffnung noch haben. Weil wir uns gegenseitig daran erinnern, dass wir nicht allein sind. Dass es viele von uns gibt. Dass unsere Bewegung eine lebendige, wachsende Gegenkraft ist. Und damit positionieren wir uns auch als eine Gegengemeinschaft und leben das, wofür wir kämpfen.  

    Dieser Text ist ein Auszug aus der Rede von Virginia Köpfli am Ostermarsch 2026.

    Die SRF-Tagesschau berichtet über den Ostermarsch und interviewt Frieda-Präsidentin Virginia Köpfli. Hier kann der Bericht angeschaut werden.

  • Rede von Sheldon Masseraz

    Rede von Sheldon Masseraz

    Tout d’abord merci aux organisatrices et organisateurs pour cette marche!

    Merci également à vous toutes et tous pour votre participation à cet événement, car ça

    compte énormément, surtout en ces temps où la guerre est une réalité quotidienne pour

    des millions de personnes.

    C’est toujours immensément douloureux de voir et de savoir qu’une part importante de

    la population du globe est constamment opprimée et subit presque quotidiennement

    des bombardements et des violences de toutes sortes.

    Mes pensées vont à toutes les victimes de ce monde violent et militarisé, qui est le

    résultat d’une vision politique militariste, colonialiste et suprémaciste, portée par

    certains dirigeants politiques.

    Ces dernières années, le discours militariste n’a cessé de croître.

    Des dizaines de pays participent désormais à la course à l’armement et dépensent des

    milliards dans de l’équipement militaire, parce que “la situation géopolitique” l’exige.

    Les dépenses militaires atteignent des sommes dont l’ampleur est tellement insensée,

    qu’on se demande comment il est possible qu’une telle situation puisse arriver.

    Et malheureusement, la Suisse fait également partie des pays qui mènent cette politique

    militariste.

    Le Conseil fédéral et les partis de droite nous répètent à longueur de journée que l’armée

    serait trop faible, qu’il faudrait recruter plus de soldats et qu’il faudrait investir des

    dizaines de milliards en plus dans le l’équipement dont l’utilité reste encore à définir.

    Dans le même temps, le Conseil fédéral décide de réduire de plusieurs centaines de

    millions de francs le budget dédié à la coopération internationale et à la promotion de la

    paix.

    Et pourtant nous le savons toutes et tous, c’est bien cet outil là, la promotion de la paix à

    l’échelle internationale, qui est essentiel et réellement efficace pour apaiser la situation

    géopolitique actuelle.

    Mais pour notre parlement à majorité bourgeoise, ce qui compte le plus, c’est renforcer

    une armée qui est déjà en sureffectif.C’est aussi continuer d’investir dans de l’armement, comme des avions de combat

    dysfonctionnels et surdimensionnés pour notre pays.

    Et surtout c’est voter des lois militaristes qui ne respectent ni le droit international, ni

    notre propre constitution.

    Le premier exemple est la nouvelle loi sur le matériel de guerre, qui a veut faciliter les

    exportations d’armes depuis la Suisse. Si cette loi entre en vigueur, nous n’aurons plus

    aucun contrôle sur les armes que nous exportons, et cela viole notre neutralité et le droit

    international.

    Heureusement, grâce au référendum lancé par le GSsA, nous aurons une chance de

    stopper ça ! Je me réjouis déjà que ce référendum soit déposé tout prochainement.

    L’autre exemple de la politique militariste que mène le parlement, c’est la modification

    de la loi sur le service civil.

    Et cette loi est particulièrement problématique, car elle viole le droit constitutionnel de

    refuser de servir dans l’armée en cas de conflit de conscience.

    Et l’objection de conscience est non seulement un droit fondamental, mais c’est aussi un

    acte de résistance pacifiste et antimilitariste important. Et aujourd’hui, exercer ce droit

    signifie accomplir un service civil profondément utile pour la société, dans des domaines

    où les ressources en personnel manquent, comme la santé, l’éducation ou l’agriculture.

    Là aussi nous aurons l’occasion de dire NON à cette loi, puisque nous, jeunes vertes et

    verts, avons lancé, avec le soutien d’une large alliance, un référendum contre les

    modifications prévues. Et c’est pour bientôt puisque nous voterons le 14 juin prochain

    sur le sujet.

    Et concernant la campagne de votation, j’ai une petite anecdote. Sur l’un de nos futurs

    matériel de campagne figurera, en allemand, la phrase bien connue „Stell dir vor, es ist

    Krieg und keiner geht hin“. En français: “Imagine, c’est la guerre et personne n’y va”.

    Je crois qu’on a toutes et tous ici très envie que cette phrase se manifeste vraiment.

    Mais si je mentionne cette anecdote c’est pour vous dire que la paix, et vous le savez

    sûrement, c’est bien plus que l’absence de guerres ou de conflits armés.Pour mettre en place une paix durable, il faut aller au-delà du simple refus de la guerre et

    de la militarisation de notre société.

    La paix passe d’abord par l’adoption d’une approche féministe, comme le montre si bien

    l’organisation Frieda.

    La paix passe par une meilleure protection des femmes face à toute forme de

    violences, tout comme elle passe par la lutte contre les mouvements masculinistes, par

    la promotion de l’empathie et par l’éducation à l’égalité des genres.

    La paix signifie aussi renforcer la démocratie, notamment en multipliant les processus

    participatifs comme les assemblées citoyennes, où chacune et chacun peut discuter

    dans un cadre sain, afin de déterminer quels sont nos besoins fondamentaux et dans

    quelle direction nous souhaitons aller.

    Enfin, la paix passe forcément par une refonte totale de notre système capitaliste.

    Continuer ainsi, en exploitant toujours plus de ressources limitées et en laissant une

    poignée de milliardaires accumuler toujours plus de richesses, ne peut que générer de

    l’oppression et des guerres supplémentaires.

    En travaillant sur ce type de solution, nous nous dirigeons vers un monde paisible, et ça

    c’est porteur d’espoir.

    Et de l’espoir il y en a ici aussi !

    Aujourd’hui à Berne, nous sommes nombreuses et nombreux à nous opposer à la guerre,

    à la violence et à l’oppression!

    Et partout dans le monde, la solidarité entre les peuples, pour la libération de tous les

    peuples, grandit chaque jour.

    Et ici comme ailleurs, nous continuerons d’exprimer pleinement toute notre solidarité

    aux peuple palestinien, au peuple iranien, au peuple kurde, au peuple soudanais, au

    peuple ukrainien, au peuple vénézuélien et à tous les peuples opprimés sur cette terre.

    Car c’est uniquement quand tous les peuples seront libres et égaux que nous pourrons

    véritablement construire un avenir paisible et durable.

    Alors soyons pacifistes, aujourd’hui, comme demain !

    Merci !

  • Rede von Mandy Abou Shoak

    Rede von Mandy Abou Shoak

    Liebe Freundinnen und Freunde
    Liebe Mitstreiter:innen


    Einige Menschen hier wissen, was es bedeutet,
    Krieg zu erleben.
    Weil sie selbst im Krieg waren.
    Weil Eltern davon erzählen.
    Oder weil wir Verwandte haben,
    die sich jetzt im Krieg befinden.
    Wir wissen, was Krieg bedeutet.
    Nicht als Schlagzeile.
    Nicht als geopolitische Analyse.
    Sondern als Zustand.
    Ein Zustand, der sich in Körper einschreibt.
    Wenn Angst bleibt.
    Nicht mehr geht.
    Sich festsetzt.
    Im Körper.
    Im Atem.
    Im Blick.
    Wenn der Körper reagiert,
    noch bevor man versteht,
    was passiert.
    Wenn Alarm
    zum Alltag wird.
    Und dann kippt etwas.
    Wenn Angst nicht mehr antreibt,
    sondern erschöpft.
    Wenn aus Angst Trauer wird.Still.
    Schwer.
    Bleibend.
    Wenn sich Zeit nicht mehr nach vorne bewegt,
    sondern dichter wird.
    Langsamer.
    Schwerer.
    Wenn Zukunft
    keine Richtung mehr hat.
    Wenn man leiser wird.
    Weniger wird.
    Und irgendwann nur noch funktioniert –
    wie ein Schatten seiner selbst.
    Und genau das ist Krieg.
    Und gleichzeitig gibt es heute
    immer weniger Menschen,
    die das noch aus eigener Erfahrung sagen können.
    Die noch wissen,
    wie sich Krieg anfühlt,
    wenn er nicht mehr aufhört,
    sondern Alltag wird.
    Ich erinnere mich an eine Aussage aus meiner Familie:
    „Am Anfang haben wir gedacht,
    wir könnten einfach warten.“
    Warten, bis es vorbei ist.
    Warten, bis es sich beruhigt.
    Aber Krieg beruhigt sich nicht.
    Er frisst sich in alles hinein.Er beginnt damit,
    dass einige gehen –
    und andere gehen müssen.
    Und zurück bleibt eine Gesellschaft,
    die nur noch halb funktioniert.
    Frauen,
    die alles tragen.
    Kinder,
    die lernen, sich anzupassen.
    Gemeinschaften,
    die gleichzeitig zerbrechen
    und zusammenhalten müssen.
    Und dann verändert sich etwas Grundlegendes:
    Menschen planen nicht mehr.
    Sie rechnen nicht mehr mit Zukunft.
    Sie leben im Modus des Überlebens.
    Krieg zerstört nicht nur Leben.
    Krieg zerstört Zeit.
    Und deshalb frage ich heute:
    Was ist eigentlich los mit uns?
    Warum sprechen wir wieder über Aufrüstung,
    als wäre das eine rationale Antwort?
    Sie sagen:
    Die Sicherheit habe es schwer in der Schweiz.
    Sie sagen:
    Es fehle der Schweizer Armee
    an schwerer Artillerie,
    an Maschinengewehren.
    Und ich sage:
    Was uns fehlt, ist nicht Feuerkraft.
    Was uns fehlt, ist politische Klarheit.Die Schweiz wird nicht sicherer,
    weil sie mehr Waffen hat.
    Sie wird unsicherer,
    wenn sie beginnt,
    in einer Logik mitzuspielen,
    die sie weder kontrollieren noch gewinnen kann.
    Denn machen wir es konkret:
    Mehr Aufrüstung bedeutet:
    weniger Investitionen in Prävention.
    weniger Mittel für soziale Sicherheit.
    weniger Ressourcen für genau die Arbeit,
    die Gewalt verhindert, bevor sie entsteht.
    Das ist kein Nebeneffekt.
    Das ist ein politischer Entscheid.
    Und genau hier müssen wir klar sein:
    Die Schweiz steht nicht am Rand dieser Entwicklung.
    Sie entscheidet mit.
    Mit jedem Budgetentscheid.
    Mit jedem Rüstungsgeschäft.
    Mit jeder politischen Priorität.
    Und deshalb sage ich auch klar:
    Ich entscheide mich dagegen.
    Gegen eine Politik,
    die Sicherheit mit Waffen verwechselt.
    Gegen eine Logik,
    die Konflikte eskaliert,
    statt sie zu lösen.
    Denn seien wir ehrlich:Wer heute ernsthaft glaubt,
    dass mehr Waffen Sicherheit schaffen,
    ignoriert,
    was wir längst wissen.
    Ignoriert,
    wer die Kosten trägt.
    Und ignoriert,
    dass diese Logik uns immer wieder
    an denselben Punkt führt.
    Die Schweiz hat eine andere Rolle.
    Nicht die der militärischen Stärke.
    Sondern die der politischen Verlässlichkeit.
    Eine Schweiz,
    die Friedensförderung stärkt.
    die zivile Konfliktbearbeitung ausbaut.
    die internationale Zusammenarbeit ernst nimmt.
    die ihre demokratische Kultur schützt –
    statt Angst zu bewirtschaften.
    Ich bin überzeugt:
    Nur Frieden schafft echte Sicherheit.
    Aber Frieden ist nicht einfach die Abwesenheit von
    Krieg.
    Frieden ist Arbeit.
    Frieden ist Struktur.
    Frieden ist Politik.
    Friedenspolitik bedeutet:
    Konflikte so zu bearbeiten,
    dass sie nicht zerstören,
    sondern tragfähig werden.
    Und das beginnt hier.In unseren Städten.
    In unseren Quartieren.
    In unseren Institutionen.
    Und genau deshalb reicht es nicht,
    gegen Krieg zu sein.
    Wir müssen verstehen,
    was es bedeutet,
    Frieden zu wollen.
    Bertha von Suttner hat Ende des 19. Jahrhunderts
    mit „Die Waffen nieder!“
    eine klare politische Forderung formuliert:
    Die Logik der Aufrüstung zu durchbrechen,
    bevor sie zur Katastrophe wird.
    Und Hannah Arendt hat es zugespitzt:
    „Macht und Gewalt sind Gegensätze;
    wo die eine absolut herrscht,
    ist die andere nicht vorhanden.“
    Das heisst:
    Wo wir auf Gewalt setzen,
    haben wir politisch bereits verloren.
    Wo wir aufrüsten,
    ersetzen wir Gestaltung durch Eskalation.
    Frieden entsteht nicht von allein.
    Er entsteht dort,
    wo wir Verantwortung übernehmen
    für die Bedingungen,
    unter denen Gewalt entsteht.
    Und genau hier entscheidet sich Friedenspolitik:In einer Zeit wachsender Konflikte und Verunsicherung
    entscheidet sich Friedensarbeit nicht in grossen Worten,
    sondern in der konkreten Fähigkeit,
    Konflikte zu klären,
    Eskalation zu führen
    und Verantwortung zu übernehmen.
    Eskalation lässt sich nicht immer vermeiden.
    Aber sie lässt sich führen.
    So, dass Schaden begrenzt bleibt.
    So, dass Beziehungen nicht zerstört werden.
    So, dass das Gemeinsame im Blick bleibt.
    Denn wir wissen auch,
    wer die Kosten von Krieg trägt:
    Es sind die Frauen,
    die bleiben.
    Die organisieren,
    die tragen,
    die zusammenhalten.
    Es sind die Kinder,
    die lernen,
    dass Angst normal ist.
    Es sind die Männer,
    die gehen.
    Die geschickt werden.
    Die sterben.
    Und es sind ganze Gesellschaften,
    die sich verändern.
    Vertrauen verschwindet.
    Zukunft schrumpft.
    Beziehungen zerbrechen.
    Und während diese Kosten getragen werden,
    gibt es auch Profite.Profite für Industrien,
    die von Unsicherheit leben.
    Profite für politische Systeme,
    die sich über Angst stabilisieren.
    Krieg funktioniert,
    weil Kosten und Gewinne getrennt sind.
    Und deshalb müssen wir auch hier klar werden:
    Wer heute Aufrüstung fordert,
    muss sagen,
    wer morgen den Preis bezahlt.
    Und deshalb ist die eigentliche Frage heute nicht:
    Wie viel sollen wir aufrüsten?
    Die eigentliche Frage ist:
    Warum akzeptieren wir überhaupt wieder
    eine Logik,
    von der wir wissen,
    dass sie zerstört?
    Und wir?
    Wir stehen heute an einem Punkt,
    an dem wir entscheiden müssen.
    Nicht irgendwann.
    Nicht später.
    Jetzt.
    Wir sind viele.
    Viele, die wissen,
    was Krieg bedeutet.
    Viele, die nicht bereit sind,
    diese Logik zu akzeptieren.Viele, die verstanden haben,
    dass Frieden nicht von alleine entsteht.
    Und deshalb ist unser Auftrag klar:
    Frieden organisieren.
    Konflikte führen, ohne Menschen zu zerstören.
    Institutionen bauen, die tragen.
    Und Verantwortung übernehmen.
    Wir wissen, was Krieg ist.
    Und wir wissen,
    dass er nicht einfach passiert.
    Er wird entschieden.
    Und wir lassen nicht zu,
    dass er wieder zur Normalität wird.


    Nicht heute
    Nicht morgen
    Niemals

  • Reden und Musik

    Virginia Köpfli, Präsidentin Frieda

    Sheldon Masseraz, Co-Präsident Junge Grüne

    Mandy Abou Shoak, Kantonsrätin ZH und Aktivistin Brava

    Musik

    Olga Tucek, Stimme, Worte und Akkordeon

    Seit dreissig Jahren bespielt Olga Tucek Bühnen, Gärten, Wälder und Demos, immer überzeugt, dass Kunst wirkt, dass Kunst verbindet, dass Kunst kann. Ihre mitreissenden Songs öffnen Räume der Möglichkeiten, in denen Ausbeutung, Kriege und Unterdrückung in Lebensliebe umgewandelt werden können. Poetisch, politisch, feministisch und mit weitem Herz.

  • Ostermarsch für den Frieden 2026: Wir sind viele – Widerstand gegen Krieg, Gewalt und Unterdrückung stärken!

    Angriffskriege, Genozide, ethnische Säuberungen, Bürgerkriege und Gewalt gegen die Zivilbevölkerung fordern aktuell in verschiedenen Weltregionen hunderttausende Menschenleben. Diese Gewalt hinterlässt unsägliches Leid und Zerstörung. Darüber hinaus spitzt sich die Klimakrise weiter zu und die Schere zwischen überreichen und armutsbetroffenen Menschen öffnet sich immer weiter.

    In der Schweiz wird alle zwei Wochen eine Frau oder ein Mädchen ermordet. Rassistische Polizeigewalt, mit teilweise tödlichen Folgen, ist weit verbreitet. Auch Diskriminierung und Gewalt aufgrund der religiösen oder sexuellen Identität und Orientierung sind alltäglich präsent. Zeitgleich findet eine Militarisierung der Gesellschaft statt – sie reicht von der Aushöhlung des Zivildienstes, dem Versuch der Ausweitung der militärischen Dienstpflicht auf Frauen, der Lockerung der Regeln für den Kriegsmaterialexport bis hin zu Sparmassnahmen in der internationalen Zusammenarbeit, im Asyl-, Gesundheits- und Bildungsbereich.

    Viele fühlen sich angesichts dieser Gewalt ohnmächtig und fragen sich, was sie tun können. Wir stehen in einer langen Kette von Menschen, die Widerstand gegen Krieg und Gewalt leisten. Wir sind viele, die sich für Menschenwürde, menschenzentrierte Sicherheit, Völker- und Menschenrechte und einen umfassenden Frieden einsetzen.

    Wir fordern vereint:

    • einen gerechten Frieden
    • volle Solidarität mit den Kriegs-Betroffenen in aller Welt
    • die Förderung von Initiativen gegen Aufrüstung
    • die Stärkung der UNO, des Völkerrechts und multilateraler Verträge (Minenverbot, Atomwaffenverbot, Verbot von biologischen und chemischen Waffen, usw.)
    • eine Förderung von lokalen – und feministischen – Graswurzelinitiativen der Friedensförderung in Konfliktgebieten
    • keine Kriminalisierung und Diffamierung der friedenspolitischen Bewegungen
    • den Stopp der friedenspolitischen Rückschritte beim Zivildienst und beim Kriegsmaterialgesetz.
  • Münsterplatz-Rede von Lisa Mazzone

    Münsterplatz-Rede von Lisa Mazzone

    Es gilt das gesprochene Wort.

    En ce lundi, je pense aux Palestiniennes et Palestiniens à Gaza. 

    Comme hier. Et comme demain.

    An all die getöteten Kinder, an all die verletzten Kinder, die keine Behandlung und Pflege erhalten, an all die hungernden Kinder.

    An die Geiseln.

    Ich denke an die 50.000 Menschen, 

    die bei den krassen völkerrechtswidrigen Angriffen der Netanjahu-Regierung ums Leben gekommen sind. 

    Und an all die Überlebenden, deren Alltag aus Leid besteht.

    Ich denke an die entsetzlichen Ankündigungen israelischer Minister, 

    die zur Annexion und ethnischen Säuberung aufrufen. 

    Ich denke an die kriminellen Äusserungen von Donald Trump und ich denke an die Feigheit der meisten westlichen Regierungen gegenüber dieser Tragödie. 

    Feige ist auch das Schweigen des Bundesrats. Für die Schweiz, die Wiege der Genfer Konvention, ist diese Feigheit besonders beschaemend.

    Je pense aux ruines de Gaza, aux ruines du droit international, aux ruines de la morale occidentale.

    Et j’ai honte de la Suisse. Qui n’a même pas débloqué l’argent pour l’UNRWA ni reconnu l’Etat de Palestine.

    En ce lundi, je pense aux Ukrainiennes et Ukrainiens. 

    Comme hier. Et comme demain.

    A toutes les personnes mortes sous les bombes du gouvernement Poutine. A toutes les femmes violées et violentées. 

    A tous les enfants enlevés.

    Je pense à la trêve pascale bafouée, aux humiliations infligées par Donald Trump et aux affaires suisses qui alimentent le trésor de guerre russe.

    En ce lundi, je pense aux Soudanaises et Soudanais. 

    Aux dizaines et dizaines de milliers de morts du conflit armé, aux millions de personnes déplacées et qui souffrent de la faim. 

    Angesichts all dieser Toten ist das Engagement für den Frieden wichtiger denn je. 

    Angesichts all dieser Toten ist es unanständig, Milliarden für die Schweizer Armee auszugeben.

    Kein Kind aus Gaza, keine Ukrainerin, kein Sudanese wird mit diesen Milliarden für die Schweizer Armee Hilfe finden.

    Im Gegenteil. 

    Die zusätzlichen Milliarden für Munition, Panzer und Kampfflugzeuge sind eine Provokation.

    Sie sind nicht nur nutzlos, da ihnen keine echte Bedrohung zugrunde liegt. Das gibt sogar der Bundesrat zu. 

    Die Schweiz ist von befreundeten Ländern umgeben, die in einem Militärbündnis vereint sind, das den russischen Streitkräften sehr deutlich überlegen ist. Sogar ohne die USA sind sie die russische Armee überlegen.

    Diese Politik ist aber auch gefährlich, denn um die Milliarden für die Armee auszugeben, kürzt die rechte Mehrheit massiv bei der humanitären Hilfe und der Unterstützung der Länder des globalen Südens. 

    Weniger für die internationale Solidarität. 

    Gute Projekte, die dort eine Perspektive geschafft haben, werden einfach gestrichen.

    Wenn ich höre, dass der Frieden nicht realpolitisch ist, muss ich sagen, dass die internationale Zusammenarbeit ganz konkret und realpolitisch ist. Und sie ist ein Beitrag zum Frieden. Und dort wird vom rechten Parlament massiv gekürzt.  

    So trägt die Schweiz, eines der reichsten Länder der Welt, 

    zu einer internationalen Dynamik des Rückzugs und des Desengagements bei. 

    Das heisst : Mehr Instabilität, mehr Not, mehr Leid. 

    Und statt sich für eine Stärkung des internationalen Rechts einzusetzen, schaut Bern tatenlos zu wie die internationalen Organisationen in Genf verkümmern. 

    Schliesslich ist diese Politik gefährlich, denn um die Milliarden für die Armee auszugeben, wird massiv beim Klimaschutz gekürzt, 

    obwohl Klimakatastrophen eine reale Bedrohung darstellen, die die vulnerablen Menschen des globalen Südens besonders hart treffen, 

    die aber auch in der Schweiz sichtbar und spürbar sind. 

    Pour notre sécurité, la lutte contre le réchauffement climatique et les mesures pour nous protéger contre les catastrophes sont des urgences absolues. 

    Ce sont justement ces domaines qui sont attaquées aujourd’hui de plein fouet par la droite économique et populiste. Aux Etats-Unis et en Suisse. 

    Pour notre sécurité, on doit assécher le trésor de guerre de Poutine. Pourtant, la Suisse l’a alimenté sans discontinuer depuis l’annexion de la Crimée. La Suisse est la plaque tournante du négoce des matières premières. Plus d’un tiers des revenus étatiques russes provient de la vente de pétrole et de gaz.

    Et du matériel de précision de Suisse continue de se retrouver dans les roquettes russes utilisées en Ukraine.

    Pour notre sécurité, un monde basé sur des règles justes, reconnues et respectées est indispensable. 

    Ces règles sont là pour contribuer à une paix juste et durable. 

    Ces règles, c’est le droit international. 

    Ce sont ces règles qui sont attaquées aujourd’hui de plein fouet par la droite. Aux Etats-Unis et en Suisse. 

    Ce sont d’abord des attaques contre la protection des personnes réfugiées, poussées non seulement par l’UDC, mais aussi par le PLR, les Vert’libéraux et le Centre.

    C’est ensuite l’abandon de la Genève internationale après le coup infligé par Donald Trump. Au lieu d’investir pour sauver les institutions qui permettent le dialogue entre les Etats, le Conseil fédéral regarde leur déclin les bras croisés. 

    Ce sont ensuite les courbettes devant Trump. 

    Alors qu’il menace la souveraineté d’autres Etats et qu’il assume ouvertement vouloir prendre influence sur les processus démocratiques en Europe, la Suisse le flatte. 

    Pour plaire aux oligarques de la tech’, ses amis, il retire un projet de loi pour règlementer les plateformes. Pourtant, les algorithmes opaques menacent notre démocratie.

    Pour plaire à Trump, la Suisse exclut de s’associer à la réponse coordonnée de l’Union européenne suite à l’introduction des frais de douane. 

    Pour notre sécurité, la Suisse doit avoir une colonne vertébrale. Défendre le droit international et s’engager pour les droits humains. 

    Plutôt que de courir derrière un profit à court-terme.

    Pour notre sécurité, la lutte mondiale contre l’arme nucléaire est indispensable. 

    La Suisse doit enfin rejoindre le traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Plus que jamais, elle doit s’engager internationalement pour le désarmement nucléaire. Elle doit être en tête des pays constructifs.

    Unsere Sicherheit hängt von der globalen Sicherheit ab. 

    Derzeit beobachtet die Schweiz, mit verschränkten Armen oder an Trumps Telefon hängend 

    wie die Welt aus den Fugen gerät.  

    Es ist keine Fatalität. Es könnte auch anders sein.

    Wir können uns entscheiden, Frieden zu schaffen. 

    Um Frieden zu schaffen, muss sich die Schweiz in der Welt engagieren. 

    Um Frieden zu schaffen, muss die Schweiz ihre Werte verteidigen. 

    Sie muss sich für das Völkerrecht, die Demokratie und die Menschenrechte einsetzen. 

    Sie muss sich in Gaza, in der Ukraine und im Sudan engagieren.

     Sie muss sich gegen die globale Erwärmung engagieren.

    An einen gerechten und dauerhaften Frieden zu arbeiten ist unsere Verantwortung. Gestern, heute und morgen.

  • Referat von Laurent Goetschel

    Referat von Laurent Goetschel

    Es gilt das gesprochene Wort.

    Zur aktuellen Relevanz von Friedenspolitik

    Kaum bricht irgendwo ein Krieg aus, werden meine Kolleginnen und ich bei der Schweizerischen Friedensstiftung (swisspeace) gefragt, ob die Friedenspolitik noch relevant sei. Das ist ungefähr gleich, wie wenn man beim Ausbruch einer Pandemie die Relevanz der Medizin in Frage stellen würde. Gewisse tun das, aber es sind vielleicht nicht die Intelligentesten. 

    Kriege bewirken aber auch ein konstruktives Interesse an Frieden: Erst Kriege machen die Bedeutung von Frieden wirklich sichtbar. Sie steigern die Sehnsucht nach Frieden. Da kann man ansetzen und sich fragen, wieso es so weit gekommen ist, dass wir in der Ukraine, aber auch in Israel-Palästina oder im Sudan Krieg haben. Wieso tun Menschen dies einander an? Was erhoffen sie sich davon? Und vor allem aber auch, was können wir dagegen tun? 

    Ich werde Ihnen in den nächsten paar Minuten kein pfannenfertiges Rezept darauf liefern können. Ich könnte es auch in einigen Stunden nicht tun. Aber ich werde ein paar Anhaltspunkte dazu liefern. 

    1) Kriege werde dann geführt, wenn die Konfliktparteien denken, dass sie damit ihre Ziele besser erreichen können als mit anderen Mitteln. So irrational Kriege uns als Individuen erscheinen können, so rational werden sie durch Entscheidungstragende beschlossen. Wenn wir Kriege vermeiden wollen, müssen wir uns folglich überlegen, a) welches mögliche Motivationen der potentiell Kriegsführenden sein könnten, und b), wie wir die Kosten des Krieges so erhöhen können, dass sich Krieg nicht lohnt.

    2) Friedenspolitik (und Friedensforschung) versuchen, sowohl auf die Motivationen wie auch auf die Rahmenbedingungen für den Umgang mit Konflikten einzuwirken. Oder konkreter: Es geht darum, die Anreize für den Krieg zu mindern und zugleich die Kosten eines Missgriffs zu erhöhen. 

    3) Für beides sind politische Werte und eine darauf beruhende und funktionierende internationale politische Ordnung zentral. Ein Land wie die Schweiz und wir als Bürgerinnen und Bürger können dazu beitragen. 

    4) Wir müssen uns bewusst sein, dass es auch schief gehen kann. Niemand ist vor Fehlern gefeit. Auch wenn es zu Kriegen kommt, heisst dies noch lange nicht, dass die Friedenspolitik obsolet geworden ist. Wir müssen jedoch bereit sein, aus Fehlern zu lernen und besser zu werden. 

    Damit komme ich zu den Forderungen des diesjährigen Ostermarsches: nach ‘echter Sicherheit’ und der ‘Abschaffung von Atomwaffen’. 

    ‘Echte Sicherheit’ verbinde ich mit ‘kooperativer’ Sicherheit: Es geht darum, ein Sicherheitsverständnis zu fördern, dass gemeinsamen Erwartungen und Werten gerecht wird. Jegliche langfristige Lösung für den Krieg in der Ukraine wird auf einem solchen gemeinsamen Sicherheitsverständnis beruhen müssen. Es geht nicht nur darum, den Krieg zu beenden, sondern auch darum besorgt zu sein, dass es möglichst nicht zu einem weiteren militärischen Konflikt kommt. 

    Es hatte in den 90er Jahren solche Bestrebungen gegeben. Aber sie gerieten aus verschiedenen Gründen in den Hintergrund. Und Europa begab sich einer Illusion hin, nämlich dass wirtschaftliche Beziehungen allein Russland dazu bringen könnten, sich als Teil der ‘europäischen Familie’ zu fühlen. Es gab einige Warnzeichen, dass dies nicht funktionieren würde, etwa die blockierten Gespräche zum Konflikt zwischen Armenien und Aserbaidschan, oder spätestens ab 2014 die Annexion der Krim und Besetzungen im Osten der Ukraine. Auch nahmen die innenpolitischen Einschränkungen in Russland immer weiter zu. Aber der Westen liess sich täuschen, vielleicht auch, weil es wirtschaftlich so angenehm war. Einerseits verdiente man gut an den wirtschaftlichen Beziehungen mit Russland, andererseits förderte man die Demokratie in der Ukraine und bereitete den Weg für deren Annäherung an die EU vor. Die politischen Veränderungen in der Ukraine waren so erfolgreich, dass sie vom russischen Präsidenten als Bedrohung für die Stabilität seines eigenen politischen Systems gesehen wurden. 

    Wir im Westen gingen davon aus, dass es im Interesse Russlands sein müsste, wenn wir uns ihm wirtschaftlich und politisch immer weiter annähern würden. Wir haben nicht begriffen, dass die Machthaber in Russland dies als existentielle Bedrohung ihrer eigenen politischen und wirtschaftlichen Ordnung wahrnahmen. Im Hintergrund gab es noch die NATO, aber sie war wohl bei weitem nicht der entscheidende Faktor. 

    Wenn wir ‘echte Sicherheit’ anstreben, dann kann diese nur gemeinsam im Sinne der ‘kooperativen Sicherheit’ erreicht werden. Die militärische Unterstützung der Ukraine steht dem nicht entgegen, aber sie reicht nicht aus. Wir müssen an einer gemeinsamen Vision für ein ‘Nachkriegseuropa’ arbeiten. Diese wäre im Vergleich zu den Kosten der militärischen Aufrüstung unglaublich billig zu haben. Trotzdem habe ich noch kaum etwas dazu von politischen Entscheidungstragenden gehört. Aber es gilt der Satz: Wenn man Frieden will, muss man den Frieden denken und darauf hinarbeiten. Es reicht nicht, sich gegen Krieg zu wappnen. Damit ist keine ‘echte’ Sicherheit, keine Friedensvision verbunden. 

    Nun zu den Atomwaffen: In der globalen Gleichgewichtslogik des Kalten Krieges schützten Atomwaffen vor Kriegen. Es handelte sich um das sogenannte ‘Gleichgewicht des Schreckens’. Aber Atomwaffen schützen nicht nur vor Kriegen. Atomwaffen ermöglichen auch Kriege. Sie symbolisieren wie kaum eine andere Waffe das Denken in Einflusszonen. Innerhalb dieser Zonen könnten Staaten agieren und abschrecken. Wenn wir zurück zur Ukraine kehren, bleibt die Tatsache, dass Russland als Militärmacht rein konventionell den westlichen Staaten unterlegen ist. Es ist die Drohung mit Atomwaffen, welche den Westen davon abhielt, die Ukraine stärker zu unterstützen und damit handkehrum Moskau den Eindruck verlieh, das Land unbekümmert angreifen zu können. Es lässt sich zugespitzt formulieren: Die Existenz von Nuklearwaffen und das damit verbundene Denken in Einflusszonen hat den Krieg in der Ukraine ermöglicht. 

    Zugleich wurde, durch die Zusammensetzung und Funktionsweise des UN-Sicherheitsrates, eine militärische Reaktion der Weltgemeinschaft verunmöglicht. Wenn dieses Denken weiter um sich greift, wird es nicht nur keine Reduktion, sondern eine Zunahme von Atomwaffen geben. Am weitesten fortgeschritten ist dieses Denken in der konservativen Partei in Südkorea, wo länger je weniger die nukleare Garantie der USA als genügende Abschreckung gegen einen möglichen Angriff Nordkoreas gesehen wird. 

    Dabei gibt es ein grundsätzliches Missverständnis: Atomwaffen stehen nicht für die Aufrechterhaltung der internationalen Ordnung, sondern für deren Defizite: Je weniger glaubwürdig die internationale Ordnung, also je geringer das Vertrauen, dass Kriege durch die Weltgemeinschaft bestraft werden, umso grösser das Verlangen nach Atomwaffen. 

    Die Forderung nach der Abschaffung von Atomwaffen ist somit nicht als isolierte Forderung zu verstehen. Es geht um ein sehr gewichtiges Zeichen für die Stärkung der Vereinten Nationen und einem Verständnis gemeinsamer Sicherheit für alle Staaten und deren Bevölkerungen. Atomwaffen sind nicht Ausdruck internationaler Stabilität, sondern internationaler Defizite und der Instabilität. 

    Und um noch etwas aktueller und präziser zu werden: Wer in der Schweiz möchte im Ernstfall seine Sicherheit sprichwörtlich in die Hand des aktuellen US-amerikanischen Präsidenten Donald Trump legen, der mit seinem Finger auf den roten Knopf drücken müsste? 

    Dass die Schweiz bisher nicht dem TPNW beigetreten ist, kann nur als Ausdruck eines Denkens in überholten Kategorien gedeutet werden, eines Beharrens auf alten Denkmustern und des mangelnden Mutes für das Einstehen für die eigenen humanitären Prinzipien. 

    Zurück zum Anfang: Friedenspolitik kann nicht alle Probleme der Welt lösen. Aber sie hilft, Kriege und Ab- sowie Aufrüstungsfragen in eine Gesamtperspektive zu stellen. Vor allem verleiht sie der Aussen- und Sicherheitspolitik von Staaten eine Vision. Die Schweiz hat unzählige Aussen- und Sicherheitspolitische Strategien verfasst. Vielleicht wäre es an der Zeit, auch einmal eine Friedensstrategie zu erstellen.